Secteur automobile, quelles valeurs acheter ?

secteur auto

Le secteur automobile est l’un de ceux qui a le plus souffert la semaine dernière. En tête des baisses Renault affiche une perte de 37% depuis le début d’année. La seule valeur a rester dans le vert depuis début d’année est Audi.

Que faut-il faire ? Acheter, Vendre, attendre ? Quels sont les titres autos qui seront les premiers à rebondir ? On vous dit tout dans cet article.

16 compagnies automobiles ont été analysées, nous avons volontairement exclus Ferrari car le titre se comporte plus comme une société du secteur du Luxe, Harley Davidson et Tesla (les chiffres astronomiques du titre et son attrait spéculatif biaisent les chiffres).

SymboleTitre
BMWBMW
DAIDaimler
FFord
FCAUFiat-Chrysler
FUHSubaru
GMGeneral Motor
HDMHonda
ISUIsuzu Motors
MMOMitsubishi
MZAMazda
NSUAudi
RNORenault
SUKSuzuki
TOMToyota
UGPeugeot
VOWVolkswagen

Comportement en 2020

Si on regarde depuis début 2020 comment se comportent les 16 compagnies qui composent le secteur automobile, on remarques immédiatement que le secteur a souffert énormément de la crise du coronavirus.

Audi affiche un résistance remarquable et est le seul titre à maintenir un rendement positif en 2020. Subaru et Suzuki montrent également une bonne résistance. A l’inverse, Daimler, Isuzu et Ford sont malmenés avec des pertes supérieures à 20%. Renault quand à lui se fait étrier avec 37% de pertes.

Valorisation

Dans l’industrie automobile, le ROIC parvient à expliquer 40% de la valorisation des compagnies et constitue donc un indicateur très intéressant pour savoir si une société est sous- valorisée ou survalorisée. Pour le savoir, il suffit de regarder la valorisation en fonction du ROIC. Toutes les entreprises qui se situent sous la droite de régression peuvent être considérées comme sous valorisées.

Toyota, Volkswagen et General Motor sont des cibles potentiellement très intéressante car sous valorisées avec un bon ROIC. Au vu de la droite de correlation, ces compagnies sont sous valorisée de près de 30%.

Analyse du PER

Analysons maintenant le PER de toute ces sociétés automobiles. Pour rappel, le PER représente combien de fois les investisseurs sont prêt à payer de fois les bénéfice pour acquérir un titre. Dans le secteur Automobile, le PER tourne aux alentours de 10.

Le PER est intéressant à analyser en fonction du ROIC, les titres les plus intéressants étant ceux du quadran inférieur droit, celui des titres avec un ROIC supérieur à la moyenne et un PER inférieur à celui du secteur.

Toyota, General Motor et Volkswagen déjà identifiés précédemment sont tout les 3 présents dans le quadran des valeurs remarquables d’un point de vue PER et ROIC. On notera également la présence de Peugeot et de Fiat Chrysler.

Analyse des ratios d’endettement

Pour analyser les ratios d’endettement, on analyse le ratio dette sur fonds propres en fonctions du Current ratio. Les sociétés les plus saines du secteur sont celles du quadran inférieur gauche c’est à dire celles qui présentent un current ratio inférieur à la moyenne du secteur et surtout un ratio dettes sur fonds propres inférieur au ratio du secteur.

Dans l’analyse des ratios d’endettement, Toyota, Peugeot et Fiat – Chrysler tirent tous les 3 leur épingle du jeux. On notera que Ford est en situation périlleuse avec un ratio dettes / fonds propres supérieur à 4,5.

Analyse de la valeur comptable

Dernier ratio d’analyse mais non des moindres, la valeur comptable. On l’analyse en fonction du ROIC car ce dernier explique plus de 30% du ratio prix sur valeur comptable.

Les valeurs qui se trouvent sous la droite de régression sont donc considérée comme sous estimée.

Peugeot présente le ROIC le plus élevé du marché et semble largement sous évalué de même que Isuzu et Volkswagen.

Quels titres choisir ?

Les différentes analyses ont fait ressortir principalement 2 titres: Toyota et Peugeot et dans une moindre mesure Volkswagen.

Peugeot approche actuellement sont support 2 annuel à 16,5€, ce plancher représente une très bonne opportunité d’achat.

Toyota quand à lui vient de casser son pivot annuel, le titre évolue le long d’un support ascendant, il vaut mieux attendre le retour du titre sur ce support pour acheter.

Et Tesla ?

Comme mentionné, Tesla n’a pas été pris en compte dans cette analyse du fait de la spéculation importante dont fait l’objet le titre.

Actuellement le titre Tesla se négocie 18 fois sa valeur comptable et 5 fois les ventes. Le ROIC du titre est pour le moment toujours négatif et surtout le ratio dettes sur fonds propres est a 1,8, l’endettement reste donc un gros frein.

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